« Tu l’as mis sur Strava ? » Une question qui parle à beaucoup de sportifs : l’application revendique plus de 150 millions d’utilisateurs dans plus de 185 pays. Et les échanges y vont bon train, avec 14 milliards de kudos distribués en 2025, ces encouragements adressés après une activité.
Comment un outil de suivi sportif a-t-il réussi à rassembler autant de monde autour de l’effort ?
Du footing en solo aux randonnées entre amis, décryptage d’un succès qui dépasse la course aux performances.
Comment Strava a-t-il créé une communauté autour de l’effort ?
Les kudos, ces petits encouragements qui entretiennent le lien
Le kudo est à Strava ce que le « J’aime » est à Instagram. Avec une nuance : ici, on salue un effort accompli. Un premier footing après plusieurs mois d’arrêt, une sortie sous la pluie ou une journée de marche trouvent leur public sans nécessairement battre un record.
Ce geste demande une seconde, mais donne une dimension collective à une pratique souvent solitaire. On court seul et, au retour, quelques proches ont un mot ou une attention pour la sortie. Les encouragements font partie du rendez-vous. En 2025, les utilisateurs de Strava ont ainsi échangé 14 milliards de kudos.
Les clubs, du fil d’actualité aux rendez-vous quotidiens
Un club de course local, une association de randonnée, un groupe de collègues… Les clubs Strava donnent aux collectifs un espace où prolonger leurs échanges entre deux sorties. On y suit les activités des membres, on partage des nouvelles et on retrouve les prochains rendez-vous.
Pour une personne qui souhaite rencontrer d’autres sportifs, ils offrent aussi un premier contact : découvrir un groupe et ses habitudes avant de participer à une sortie. Le lien se construit dans les deux sens, du téléphone au terrain, puis du terrain au fil d’actualité.
La plateforme comptait un million de clubs dans le monde fin 2025. Les événements organisés par les clubs ont, eux, été multipliés par 1,5 par rapport à l’année précédente.
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Les défis partagés, des objectifs qui donnent envie de participer
Accumuler une distance sur un mois, atteindre un certain dénivelé ou consacrer davantage de temps à une activité : les défis donnent un cadre à une envie parfois vague de « faire plus de sport ».
Leur intérêt collectif tient aussi à leur souplesse. Nul besoin d’habiter au même endroit ou de sortir à la même heure pour participer à un défi commun. Chacun avance sur ses parcours, selon ses disponibilités.
Le défi fournit alors une raison supplémentaire de chausser ses baskets ou ses chaussures de randonnée. Il nourrit les échanges, donne envie de raconter ses progrès et crée une expérience partagée, même lorsque les kilomètres se parcourent séparément.
Quels sont les sports les plus représentés sur Strava ?
Si on associe spontanément Strava aux marathoniens et aux cyclistes, les marcheurs y ont aussi pris leurs marques ! La course à pied reste l’activité la plus enregistrée, mais la marche arrive en seconde position du classement.
Et sur les sentiers aussi, le collectif gagne du terrain, le nombre de clubs de randonnée a été multiplié par 5,8, la plus forte croissance relevée par Strava parmi les catégories de clubs. Une progression qui témoigne de l’envie de se retrouver, au-delà du suivi individuel des sorties.
D’ailleurs, les frontières entre disciplines sont loin d’être étanches : 54 % des utilisateurs enregistrent plusieurs types d’activités. On vient suivre ses courses, puis on y ajoute une randonnée en vacances ou une sortie à vélo.
Au fil des publications, le carnet d’entraînement devient aussi un carnet de plein air.

Pourquoi s’inscrire sur Strava, même sans chercher la performance ?
Garder une trace de ses sorties et suivre sa progression
On se souvient d’un panorama, moins souvent du chemin exact emprunté pour y arriver. En conservant le tracé, la distance, le dénivelé et quelques photos, Strava devient un carnet dans lequel retrouver une randonnée appréciée ou les étapes d’un séjour au grand air.
Avec le temps, cet historique donne aussi du recul sur sa pratique. Une côte qui impose moins de pauses, des sorties qui s’allongent, une marche devenue régulière… La progression se lit autrement qu’en minutes gagnées. Les données fournissent des repères, à mettre en regard de ses sensations : avoir davantage de souffle ou terminer une journée moins fatigué compte tout autant qu’une meilleure allure.
Trouver de la motivation dans les activités de ses proches
La sortie d’un ami rappelle parfois qu’une demi-heure suffit pour prendre l’air. Une photo de forêt donne envie de quitter le bitume. Ces activités familières rendent le sport plus proche de son propre quotidien, avec des créneaux courts, une météo imparfaite et des semaines plus chargées que d’autres.
Suivre des personnes dont on connaît les habitudes aide aussi à remettre les chiffres à leur place. Derrière les kilomètres, il y a un collègue qui reprend la course ou une amie qui découvre la randonnée. Leur sortie offre un point de départ pour un message, une proposition de balade ou un prochain rendez-vous ensemble.
Découvrir des parcours et idées de sorties près de chez soi
On finit souvent par reprendre les mêmes chemins, faute de savoir où aller.
En regardant les sorties des autres sur Strava, on découvre parfois un sentier à 10 minutes de chez soi dont on ignorait l’existence. Une photo attire l’œil, on consulte le parcours, et voilà une idée pour le week-end.
Avant de l’emprunter, vérifiez l’accès aux chemins, les conditions du moment et la difficulté du terrain, particulièrement en montagne.
Du fil d’actualité aux sentiers
Sur Strava, une sortie en inspire une autre. Chez Kimberfeel, nous concevons les chaussures qui vous accompagnent sur ces chemins. À vous de choisir la prochaine destination.
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